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Conseils pratiques

Les 12 mises en situation de l’examen civique : méthode et exercices corrigés

Candidate comparant quatre cartes à formes géométriques pour s’entraîner aux mises en situation
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Rédigé par Équipe éditoriale Préparation Civique

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Pour réussir une mise en situation, ne choisissez pas la réponse qui semble seulement gentille, sévère ou logique. Identifiez d’abord les personnes concernées, le contexte et la règle applicable. Comparez ensuite les quatre propositions avec cette règle.

L’examen civique comporte 40 questions en français : 28 questions de connaissances et 12 mises en situation. Vous disposez de 45 minutes au maximum. Chaque question propose quatre réponses, dont une seule est correcte. Il faut obtenir au moins 32 bonnes réponses sur 40 pour réussir.

Le format détaillé de l’examen civique permet de comprendre la répartition des questions et les conditions de l’épreuve.

À retenir

  • Une mise en situation décrit un cas concret auquel il faut appliquer une règle.
  • Identifiez toujours qui agit : agent public, usager, salarié, parent, citoyen ou résident.
  • Ne choisissez pas une réponse à partir de votre opinion personnelle.
  • Éliminez les propositions qui ajoutent un fait absent de la question.
  • Les exercices de cet article sont originaux et non officiels.

Qu’est-ce qu’une mise en situation ?

Une mise en situation présente une scène courte. Elle peut décrire un comportement dans un service public, au travail, à l’école ou dans la vie quotidienne.

La question ne demande pas seulement de réciter une définition. Elle vérifie si vous savez utiliser un principe dans un cas concret.

Par exemple, connaître le mot égalité relève d’une question de connaissance. Comprendre qu’un service public ne doit pas traiter une personne différemment en raison de son origine consiste à appliquer ce principe à une situation.

Selon le programme officiel, les 12 mises en situation se répartissent ainsi :

  • 6 questions dans le thème « Principes et valeurs de la République » ;
  • 6 questions dans le thème « Droits et devoirs ».

Le ministère indique que les questions de connaissances sont publiées, mais que les mises en situation ne sont pas accessibles au public. Les exemples ci-dessous servent uniquement à apprendre une méthode de raisonnement.

La grille Situation → Règle → Réponse

Cette grille permet de transformer un texte parfois long en trois éléments simples :

ÉlémentQuestion à se poserCe qu’il faut noter
SituationQui fait quoi, où et envers qui ?L’acteur, le lieu, l’action et la personne concernée
RègleQuel principe, droit ou devoir s’applique ?Égalité, neutralité, liberté, respect de la loi, non-discrimination…
RéponseQuelle proposition respecte directement cette règle ?La réponse exacte, sans ajouter de faits ni inventer une sanction

Vous pouvez reproduire cette grille sur une feuille pendant vos révisions. Avec l’habitude, ces trois opérations deviennent mentales et prennent moins de temps.

La méthode en 4 étapes

Étape 1 : résumer la situation en une phrase

Lisez d’abord la question sans regarder les réponses. Reformulez la scène avec des mots simples.

Exemple :

« Un agent de mairie refuse un dossier uniquement à cause de l’origine de l’usager. »

Le résumé peut être :

« Un agent public traite un usager différemment à cause de son origine. »

Cette reformulation retire les détails secondaires et fait apparaître le problème principal.

Étape 2 : identifier l’acteur et le contexte

Une même action peut être soumise à des règles différentes selon la personne et le lieu.

Demandez-vous :

  • Est-ce un agent public ou un usager ?
  • La scène se déroule-t-elle dans un service public, une entreprise privée, une école ou un espace personnel ?
  • S’agit-il d’un droit, d’une obligation ou du fonctionnement d’une institution ?
  • Une autre personne subit-elle un préjudice, une pression ou une discrimination ?

Cette étape est particulièrement importante pour la laïcité. Un agent public est soumis à une obligation de neutralité dans l’exercice de ses fonctions. Un usager d’un service public n’est pas placé dans la même situation, même si l’expression de ses convictions reste encadrée par les règles communes, l’ordre public et le bon fonctionnement du service.

Étape 3 : nommer la règle applicable

Cherchez ensuite le principe central.

Les mises en situation peuvent notamment faire intervenir :

  • l’égalité devant la loi et les services publics ;
  • l’interdiction des discriminations ;
  • la liberté de conscience ;
  • la neutralité des agents publics ;
  • le respect de la dignité et de l’intégrité des personnes ;
  • le respect des lois et des règles communes ;
  • les limites nécessaires à la protection des droits des autres ;
  • les obligations fiscales et sociales.

Il n’est pas toujours nécessaire de connaître le numéro d’un article de loi. En revanche, vous devez comprendre le principe et savoir à qui il s’applique.

Pour consolider ces repères, travaillez avec une révision organisée par thème.

Étape 4 : comparer les quatre réponses

Lisez maintenant les quatre propositions. Pour chacune, posez trois questions :

  1. Répond-elle directement au problème présenté ?
  2. Respecte-t-elle la règle identifiée ?
  3. Ajoute-t-elle une condition, une exception ou une sanction absente de la situation ?

Éliminez les réponses qui :

  • contredisent clairement un droit ou une obligation ;
  • confondent un agent public et un usager ;
  • présentent une liberté comme illimitée ;
  • autorisent une discrimination ;
  • proposent une réaction sans rapport avec la question ;
  • inventent des faits qui ne figurent pas dans l’énoncé.

Choisissez la réponse la plus précise au regard de la règle, et non celle qui utilise les mots les plus compliqués.

Tableau décisionnel rapide

Si la situation parle de…Vérifiez d’abord…Principe souvent utilePiège à éviter
Traitement différent entre deux personnesLa raison de cette différenceÉgalité et non-discriminationJustifier une différence par un préjugé
Religion dans un service publicQui s’exprime : agent ou usager ?Laïcité, neutralité, liberté de conscienceAppliquer exactement la même règle à tous les acteurs
Liberté d’expressionL’existence d’une menace, d’une injure ou d’une atteinte aux droits d’autruiLiberté encadrée par la loiCroire qu’une liberté ne connaît aucune limite
Refus de respecter une règleLe caractère légal et commun de l’obligationRespect des lois et devoirsPenser qu’une préférence personnelle annule la règle
Impôts ou cotisationsL’existence d’une obligation prévue par la loiSolidarité et financement des services publicsCroire que chacun choisit les services qu’il finance
École publiqueLe rôle du parent, de l’élève ou de l’agentÉgalité, laïcité et règles scolairesConfondre conviction personnelle et dispense automatique
Désaccord avec une administrationLa procédure ou l’autorité compétenteÉtat de droit et recoursChoisir la violence ou le refus de toute règle
Atteinte à une personneLa dignité, l’intégrité et la sécuritéDroits fondamentauxMinimiser les faits parce qu’ils ont lieu dans la vie privée

Ce tableau ne remplace pas l’étude de la question. Il sert à trouver rapidement la bonne direction.

Quatre exercices originaux

Avertissement : ces exercices ont été créés pour cet article. Ils ne sont pas officiels, ne proviennent pas d’une session d’examen et ne prétendent pas reproduire des questions non publiques.

Exercice 1 : égalité dans un service public

Un agent municipal refuse d’examiner la demande d’une personne uniquement en raison de son origine. Quelle proposition correspond aux principes républicains ?

A. L’agent peut choisir les usagers qu’il accepte de recevoir.
B. L’agent peut refuser si les autres usagers sont d’accord.
C. Le service doit traiter les usagers sans discrimination.
D. L’origine de l’usager détermine automatiquement ses droits.

Correction : C.

La situation concerne un agent public, un usager et une différence de traitement fondée uniquement sur l’origine. La règle centrale est l’égalité devant le service public et l’interdiction des discriminations.

Les réponses A et B donnent à l’agent un pouvoir de sélection qu’il ne possède pas. La réponse D transforme l’origine en critère automatique, ce qui ne correspond pas au principe présenté.

Grille :

  • Situation : un agent refuse une demande à cause de l’origine.
  • Règle : égalité et non-discrimination.
  • Réponse : le service doit traiter les usagers sans discrimination.

Exercice 2 : neutralité d’un agent public

Pendant son service, un agent public demande aux usagers d’adopter ses convictions religieuses. Quelle est la bonne analyse ?

A. Il peut le faire parce que tous les agents disposent d’une liberté d’expression sans limite.
B. Il doit respecter son obligation de neutralité et ne pas exercer de pression sur les usagers.
C. Il peut le faire uniquement avec les usagers majeurs.
D. Il peut le faire si la discussion dure moins de cinq minutes.

Correction : B.

L’acteur est un agent public dans l’exercice de ses fonctions. Il est soumis au principe de neutralité et ne doit pas utiliser son service pour promouvoir ses convictions auprès des usagers.

Les réponses C et D inventent des exceptions qui ne figurent ni dans la situation ni dans le principe applicable. La réponse A présente la liberté d’expression comme absolue.

Grille :

  • Situation : un agent promeut ses convictions pendant son service.
  • Règle : neutralité des agents publics.
  • Réponse : il doit rester neutre et ne pas faire pression sur les usagers.

Exercice 3 : liberté d’expression et menaces

Une personne affirme qu’elle peut menacer son voisin parce que la liberté d’expression permet de tout dire. Quelle réponse est correcte ?

A. La liberté d’expression autorise toutes les menaces.
B. Une liberté ne peut jamais être limitée par la loi.
C. Les menaces peuvent être interdites et sanctionnées ; la liberté d’expression ne supprime pas les droits des autres.
D. La règle dépend uniquement de l’opinion du voisin.

Correction : C.

La liberté d’expression est un droit fondamental, mais elle n’est pas illimitée. Son exercice doit respecter la loi, la sécurité, la dignité et les droits d’autrui.

Les réponses A et B transforment une liberté en droit absolu. La réponse D fait dépendre la règle d’une opinion personnelle.

Grille :

  • Situation : une personne utilise la liberté d’expression pour justifier des menaces.
  • Règle : les libertés s’exercent dans les limites fixées par la loi et les droits d’autrui.
  • Réponse : les menaces ne sont pas automatiquement protégées par la liberté d’expression.

Exercice 4 : impôts et solidarité

Une personne refuse de payer un impôt légalement dû parce qu’elle pense ne pas utiliser certains services publics. Quelle proposition est correcte ?

A. Chaque personne choisit librement les impôts qu’elle souhaite payer.
B. L’obligation disparaît si la personne n’utilise pas directement un service.
C. Les impôts dus doivent être payés selon la loi et participent au financement collectif des services publics.
D. Seules les personnes qui travaillent dans l’administration paient des impôts.

Correction : C.

La situation concerne une obligation prévue par la loi et le financement collectif. Une personne ne choisit pas individuellement les obligations fiscales qui lui conviennent.

Les réponses A et B confondent choix personnel et obligation légale. La réponse D est manifestement fausse.

Grille :

  • Situation : refus d’un impôt dû pour une raison personnelle.
  • Règle : respect des obligations légales et solidarité collective.
  • Réponse : l’impôt dû doit être payé selon les règles applicables.

Vous pouvez maintenant appliquer cette méthode dans le quiz gratuit de Préparation Civique. Après chaque erreur, ne retenez pas seulement la lettre de la bonne réponse : complétez la grille « Situation → Règle → Réponse ».

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Les erreurs qui font perdre des points

Répondre selon son opinion personnelle

Une question peut évoquer une situation sur laquelle vous avez une opinion forte. L’examen attend cependant la règle applicable en France, pas une préférence personnelle.

Remplacez mentalement « Je pense que… » par « Quel principe s’applique à cette situation ? ».

Choisir la réponse la plus sévère

La réponse la plus dure n’est pas automatiquement la plus juste. Une proposition peut sembler protéger l’ordre tout en portant une atteinte excessive à une liberté.

Recherchez une réponse conforme à la règle et adaptée à la situation.

Considérer toutes les libertés comme absolues

La liberté de conscience, d’expression ou de circulation est protégée, mais son exercice peut être encadré par la loi, notamment pour protéger les droits d’autrui et l’ordre public.

Une réponse contenant « chacun peut toujours faire ce qu’il veut » doit donc être examinée avec prudence.

Confondre l’agent public et l’usager

Dans une question sur la laïcité, identifiez toujours la personne qui agit.

  • L’agent public est soumis à la neutralité dans l’exercice de ses fonctions.
  • L’usager dispose de libertés, dans le respect des règles communes, de l’ordre public et du bon fonctionnement du service.

Ne transférez pas automatiquement à l’usager toutes les obligations professionnelles de l’agent.

Ajouter une information absente

Si l’énoncé ne parle ni de violence, ni d’urgence, ni de décision judiciaire, n’ajoutez pas ces éléments pour rendre une réponse correcte. Travaillez uniquement avec les faits donnés.

Se fier à un seul mot

Une proposition peut contenir les mots « liberté », « égalité » ou « loi » tout en étant incorrecte. Lisez la phrase entière et vérifiez l’action qu’elle autorise ou interdit.

Les cas qui demandent plus d’attention

Une différence de traitement n’est pas toujours une discrimination

Une différence peut être prévue par une règle et fondée sur une situation objective. Pour parler de discrimination, il faut examiner le motif, le contexte et les règles applicables.

Pendant un QCM, ne concluez donc pas uniquement parce que deux personnes reçoivent une réponse différente.

Une liberté peut être encadrée sans être supprimée

Une limite prévue par la loi ne signifie pas nécessairement que la liberté disparaît. La question peut chercher la réponse qui concilie une liberté avec la sécurité, l’ordre public ou les droits d’autrui.

La règle dépend parfois du lieu et du rôle

Un comportement peut être examiné différemment dans un service public, une entreprise privée, un établissement scolaire ou au domicile.

C’est pourquoi l’étape « acteur et contexte » ne doit jamais être supprimée.

Deux réponses peuvent sembler raisonnables

Lorsque deux propositions paraissent possibles :

  1. relisez le sujet exact de la question ;
  2. repérez l’acteur concerné ;
  3. écartez la proposition qui ajoute une condition ;
  4. choisissez celle qui applique le plus directement la règle centrale.

Une seule réponse sur quatre est correcte dans l’épreuve. Une bonne maîtrise des formulations s’acquiert avec des entraînements gratuits expliqués.

Gérer son temps pendant les mises en situation

Quarante questions en 45 minutes représentent une moyenne d’environ une minute et sept secondes par question. Cette moyenne n’est pas une obligation : certaines questions seront plus rapides que d’autres.

Pour une mise en situation :

  1. lisez l’énoncé ;
  2. résumez-le ;
  3. trouvez la règle ;
  4. comparez les réponses ;
  5. passez à la suite lorsque votre choix est fait.

Une bonne réponse rapporte un point. Une mauvaise réponse ou une absence de réponse rapporte zéro point. Le barème ne prévoit pas de point négatif.

Si vous ne savez pas encore si l’examen s’applique à votre démarche, vérifiez d’abord votre situation avec le test d’éligibilité à l’examen civique.

Conclusion

Pour résoudre une mise en situation, utilisez toujours le même ordre :

  1. résumer les faits ;
  2. identifier l’acteur et le contexte ;
  3. nommer la règle ;
  4. choisir la proposition qui applique cette règle sans ajouter d’information.

La méthode ne consiste pas à deviner les questions qui seront posées. Elle consiste à construire un raisonnement réutilisable face à des situations différentes.

Lors de vos entraînements, notez chaque erreur dans la grille « Situation → Règle → Réponse ». Ce travail transforme une mauvaise réponse en règle comprise et mémorisée. Les contenus du site suivent une méthodologie éditoriale fondée sur les sources officielles.

Sources officielles consultées

Informations vérifiées le 18 septembre 2026.

FAQ

Questions fréquentes

Combien de mises en situation contient l’examen civique ?

L’examen comprend 12 mises en situation sur un total de 40 questions. Les 28 autres questions portent sur des connaissances.

Les mises en situation officielles sont-elles publiées à l’avance ?

Non. Le ministère indique que les questions de connaissances sont publiées, mais que les mises en situation ne sont pas accessibles au public. Les exercices présentés ici sont des créations pédagogiques non officielles.

Combien de réponses sont proposées pour chaque question ?

Chaque question propose quatre options. Une seule réponse est correcte.

Que faire si deux réponses semblent correctes ?

Reprenez les faits, l’acteur et le contexte. Éliminez la proposition qui ajoute une condition absente ou qui répond seulement à une partie de la situation. Choisissez celle qui applique directement la règle principale.

Faut-il connaître les numéros des articles de loi ?

Le programme demande surtout de connaître et comprendre les principes, les institutions, les droits et les devoirs prévus par le référentiel. Comprendre la règle est plus utile que mémoriser au hasard de nombreux numéros d’articles.

Comment progresser après une mauvaise réponse ?

Écrivez trois éléments : la situation, la règle oubliée et la raison pour laquelle la bonne réponse convient. Refaites ensuite une question différente qui utilise le même principe.

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5 thèmes officiels couverts
40 questions, 45 minutes
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